Clément 'Clix' GARCIA
Clément GARCIA Développeur logiciel et de jeu vidéo passionné avec une expertise particulière dans les domaines suivants :
Clément 'Clix' GARCIA
Clément

Mon Parcours dans le Jeu Vidéo : Du Modding Amateur à Développeur Unity

De moddeur amateur à développeur Unity : un chemin atypique et formateur

Mon Parcours dans le Jeu Vidéo : Du Modding Amateur à Développeur Unity

🎮 Mon Parcours dans le Jeu Vidéo : Du Modding Amateur à Développeur Unity

Je m’appelle Clément Garcia, et je suis développeur Unity spécialisé dans le jeu vidéo depuis plusieurs années. Si aujourd’hui je peux travailler dans ce domaine qui me passionne, c’est grâce à un parcours qui n’a rien de linéaire : modding, autodidacte, école privée, école publique, expériences professionnelles. À travers ces étapes, j’ai exploré différentes manières d’apprendre et de créer, tout en découvrant les réalités – parfois très différentes – du milieu. Voici mon histoire.

1. Les débuts : le modding sur Call of Duty

Avant de toucher à Unity, j’ai commencé par le modding sur Call of Duty: Black Ops 3, et plus particulièrement pour son mode zombie. L’idée de base était simple : créer mes propres cartes et scénarios, juste pour le plaisir. J’ai toujours été fasciné par le concept de pouvoir évoluer dans un environnement familier, alors j’ai recréé mon appartement, mon quartier… et j’ai découvert à quel point c’était amusant de voir ces lieux transformés en terrains de survie apocaliptique.

Comprendre le moteur de jeu

Au départ, je bricolais un peu au hasard. Mais très vite, j’ai compris qu’il existait des règles de level design et de game design. Le modding m’a forcé à m’intéresser à :

  • la composition des niveaux
  • la gestion de la navigation et du pathfinding
  • la création d’événements et de scripts pour donner vie aux cartes

J’ai réalisé deux remasters (Farm et Nuketown), ce qui m’a permis d’aller encore plus loin : je devais reproduire des mécaniques existantes, donc programmer.

2. La découverte de la programmation

La programmation est arrivée un peu par nécessité. Pour que mes remasters soient fidèles aux originaux, je devais réimplémenter certaines fonctionnalités. C’est là que j’ai appris :

  • la logique d’instructions
  • la gestion des variables
  • la structure d’un script de gameplay

Des conditions techniques rudimentaires

À l’époque, j’écrivais mon code avec Sublime Text, sans autocomplétion ni vérification en temps réel. Les erreurs n’étaient visibles qu’au moment de compiler la carte, ce qui pouvait prendre du temps. C’était frustrant, mais aussi très formateur : il fallait être précis, méthodique et patient.

3. Passer du mapping au gameplay : le Mod Zombie Experience

Au fil du temps, j’ai mis de côté la création de cartes pour me concentrer sur le gameplay et la modification du moteur. C’est ainsi qu’est né le Mod Zombie Experience. Mon objectif : combler les manques du jeu original et améliorer l’expérience des joueurs.

Parmi les ajouts que j’ai développés :

  • Parties à 8 joueurs (au lieu de 4)
  • Bots intelligents pour compléter les sessions solo
  • Système de progression et de personnalisation

Ce mod a rencontré un certain succès et, à ma grande fierté, a inspiré d’autres créateurs. Voir mes idées reprises, adaptées et améliorées par la communauté a été une vraie récompense.

4. L’école privée : l’enthousiasme… puis la chute

En parallèle, j’ai décidé de me lancer dans une formation professionnelle en école privée spécialisée dans le jeu vidéo. Mon but : travailler sur des projets concrets, me constituer un réseau, et apprendre à collaborer avec des artistes, designers et autres programmeurs.

Une expérience intense

Pendant deux ans, j’ai :

  • réalisé des projets collaboratifs (projet d’étude, projets de fin d’année)
  • appris à travailler en équipe pluridisciplinaire
  • développé mes compétences en C# et en Unity
  • été major de promo sur mes deux années

L’opportunité manquée

L’école permettait une alternance… mais uniquement en 3ᵉ année. J’avais pourtant trouvé un contrat dès ma 1ʳᵉ année avec La Moutarde, un studio indépendant. Je comptais patienter, jusqu’au jour où, juste avant ma 3ᵉ année, l’école a annoncé la suppression pure et simple de l’alternance. Mon contrat est tombé à l’eau.

Le plus dur ? Aucune solution proposée. Un simple « désolé », malgré mon implication et la valorisation de mes projets par l’école.

5. Le rebond : l’école publique et une vision élargie

C’est grâce à La Moutarde et à l’association Push Start que j’ai pu rebondir. Avec l’aide d’Antoine Chollet, j’ai intégré directement la 2ᵉ année d’un BUT Informatique en école publique.

Ce que ça m’a apporté

  • Une vision plus globale de l’informatique : architecture logicielle, organisation, sécurité, réseaux… mais également dans les systèmes d’informations.
  • Une approche plus structurée des projets
  • Des compétences utiles au jeu vidéo, mais aussi transférables à d’autres secteurs

C’est aussi dans ce cadre que j’ai continué à travailler avec La Moutarde, notamment sur du portage console, une expérience technique précieuse.

6. Aujourd’hui : un développeur complet et adaptable

Avec ce parcours hybride, j’ai acquis :

  • une polyvalence technique (gameplay, outils, portage, architecture)
  • la capacité de mener un projet de A à Z
  • une expérience concrète de l’industrie du jeu vidéo

Je peux aujourd’hui m’adapter à différents environnements, qu’il s’agisse de travailler sur un petit jeu indépendant ou sur un projet plus ambitieux.

7. Mon avis sur les formations

Avec le recul :

  • Les écoles privées peuvent être intéressantes pour le réseau (et encore…) et l’immersion, mais leurs promesses ne sont pas toujours tenues. Les changements soudains de politique peuvent briser des opportunités et des rêves.
  • Les écoles publiques offrent un cadre plus stable, des coûts réduits, et une qualité d’enseignement souvent sous-estimée.

🎯 Conclusion

Travailler dans le jeu vidéo, c’est possible, mais cela demande persévérance, passion et adaptabilité. Ne comptez pas uniquement sur un diplôme : combinez formation, projets personnels, et réseau pour vous démarquer. Et surtout… continuez à créer, même juste pour le plaisir.